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Martin en pleine session de wingfoil à Jullouville

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Estelle Cohier

La famille PicardPortrait de passionnés de glisse

La famille Picard

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Une histoire de glisse, de transmission… et de passion

Chez les Picard, les sports de glisse ne sont pas qu’un loisir. Ce sont des souvenirs de vacances, des sessions partagées, des sensations fortes et surtout une passion qui se transmet de génération en génération. Entre kite, wingfoil, planche à voile et spots mythiques de la côte normande, François, Caroline, Clément et Martin vivent au rythme du vent et des grandes marées.

Une passion

née en famille

Originaire du Sud Manche, François découvre très jeune les joies de la glisse à Jullouville. Son père l’emmène alors en balade sur sa planche à voile lorsqu’il est enfant. Très vite, toute la famille suit le mouvement. François et ses sœurs se mettent à pratiquer la planche à voile et le catamaran à Jullouville.

« C’est vraiment une histoire de famille », résume-t-il.

Les années passent, mais l’appel de l’eau reste intact. En 2019, lors de vacances à l’étranger avec peu de vent pour la planche, François teste le kitesurf. Puis, en 2024, une nouvelle opportunité le pousse à essayer le wingfoil dans l’archipel de Chausey. Et là encore, la magie opère.

Clément

Les premiers sauts et la sensation de légèreté

Clément, l’aîné de la fratrie, plonge lui aussi très tôt dans l’univers des sports de glisse. À 12 ans, il débute le kite avec David de Fifty Kite, l’unique école de kite de Granville Terre et Mer. Aujourd’hui âgé de 16 ans, il se souvient particulièrement de ses premières sessions en autonomie à Chausey.

Pas de compétition pour lui, mais avant tout le plaisir des sensations.

Quand il parle du kitesurf, Clément évoque immédiatement « cette sensation de légèreté lors des sauts, avec cette redescente toute en douceur, comme porté par un parachute dynamique. Le temps ralentit presque avant de revenir délicatement sur l’eau.« 

Martin

la révélation wingfoil

Martin, lui, commence d’abord par tester la planche à voile. Il tente ensuite le kite, mais une mauvaise expérience le freine quelque temps. Tout change en février 2025, pendant des vacances en Martinique. Avec sa mère Caroline, il prend ses premiers cours de wingfoil.

De retour en Normandie, le duo poursuit l’aventure avec une semaine de stage à Bréhal avec Gaël, moniteur à 8 Milles Nautic. Puis en septembre, Martin intègre la section compétition du club.

« Là, c’est la révélation. Depuis, Martin ne parle plus que de wing », confie François, son père.

Ce qu’il aime avant tout ? « La vitesse et cette sensation de voler au-dessus de l’eau. »

Il affectionne particulièrement les sessions en vent d’est entre 20 et 25 nœuds, sur des spots bien flat comme Bréhal, mais garde aussi un souvenir mémorable d’une session free fly à Jonville.

Et le jeune rider a déjà un objectif en tête : se qualifier pour les championnats de France en terminant parmi les six meilleurs riders de Normandie.

Caroline

le plaisir de se lancer un nouveau défi

De son côté, Caroline découvre le wingfoil presque en même temps que son fils, Martin. Débutante depuis février 2025, elle enchaîne rapidement les cours et les entraînements.

Ce qu’elle apprécie dans cette discipline ? « Le plaisir de découvrir un nouveau sport, d’apprendre à gérer le vent, comprendre d’où il vient… et puis commencer un nouveau sport à 50 ans, c’est vraiment cool ! » confie-t-elle.

Son spot préféré reste Bréville-sur-Mer, où elle aime naviguer lorsque le vent porte bien, mais sans trop de houle.

Wingfoil et Kitesurf

Une affaire de sensations

Dans la famille Picard, chacun vit la glisse à sa manière, mais tous parlent de sensations uniques.

Pour François, une session de wingfoil est synonyme de liberté totale. « Cela vide la tête. Franchement, une session de wing, cela vaut une séance chez le psy », plaisante-t-il.

Il affectionne particulièrement Chausey, « le top », mais aussi le spot du Bout du Monde pour le flat ou encore l’embouchure du Thar lorsqu’il y a de la vague. Et selon l’orientation du vent, il y a toujours un plan B comme par exemple, Carolles par vent de sud-est.

François préfère les sessions autour de 20 nœuds : « C’est le vent parfait pour progresser et essayer des nouvelles choses. Il y a cette sensation de liberté et cette douceur des sports de glisse. »

Clément, lui, aime les conditions musclées : « Plutôt 30 nœuds et des vagues ».

Des souvenirs gravés à quatre

Au-delà des performances et des conditions idéales, ce que retient surtout la famille Picard, ce sont les moments partagés ensemble sur l’eau.

Caroline se souvient notamment d’une session à Collignon où ils étaient tous les quatre à naviguer en même temps.

Il y a aussi les checks entre Clément et François lors de sessions kite père-fils, ou encore ces sessions mémorables entre Martin et Anaël de Bréhal au Bout du Monde.

Des moments simples, mais précieux

Car au fond, chez les Picard, le plus important n’est peut-être pas la discipline pratiquée, ni même le spot parfait. C’est surtout cette passion commune qui rassemble toute la famille autour du vent, de la mer… et du plaisir de glisser ensemble.

Portrait réalisé par Estelle Cohier, Office de Tourisme Granville Terre et Mer.

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